Je pourrais mentir et dire que tout va bien Que j’ai le sourire accroché à mes lèvres au quotidien Mais des feux de détresse brulent dans mes yeux C’est la caresse du Diable sur mon cœur malheureux Dans ma bulle depuis tout petit je me renferme Le monde ignore cette mélancolie qui m’imprègne Pourtant on dit que les amis anesthésient les peines Mais eux aussi sont étrangers à la douleur qui est mienne Sur ma route les fleurs fanent et les roses me condamnent Sur son testament Cupidon ne me souhaite que des larmes Mes sentiments dans une prison rappelant Alcatraz Mon horizon se disloque face au démon qui m’écrase Je suis une loque jugée par le regard des gens J’ai quitté mes parents pour coloniser un banc Un vagabond aux pas mourants sur les pages d’un livre Survivant de mes problèmes, juste parce qu’il faut vivre Certains artistes ont repoussé la date de mon propre crime Si réalistes dans leurs textes, si véridiques dans leurs rimes Mais j’ai compris que les valeurs humaines n’existaient plus L’haleine des politiques sent la critique envers la rue Je ne suis pas de cette jeunesse accro aux SMS Dans l’ivresse d’une tristesse qui se confie par SOS Ma plume reflète la misère qui possède les pays en guerre Elle se consume avec des bombes et des actes sanguinaires Sa lutte contre le terrorisme est devenue plus qu’inutile Elle chute face au racisme qui la rend trop fragile Elle voudrait bien faire un don pour ouvrir un orphelinat Mais le pognon est invisible et me glisse entre les doigts Je ne suis même plus capable de nager et pourtant j’ai le choix Entre l’alcool et le pétrole qui sont maintenant les rois Je ne rêvais que de famille et de décorer un sapin Emmener une petite fille à l’école tous les matins Entendre quelques je t’aime et assumer mes galères Qu’on se souvienne que j’ai tout donné pour être un bon père Mais le manque de sommeil ronge toutes mes nuits Je vide une bouteille pour me saouler avec ma mélancolie
Ceci n’est pas un appel au secours, ni même un manque d’amour Juste ma dernière larme qui coule au creux de mon âme Je m’envole tandis que l’espoir déguise mon drame Même le cœur d’une femme ne peut éclaircir mes jours
Je ne veux pas qu’on m’aide, je préfère ma solitude Il n’existe pas de remède pour guérir ma lassitude En bas de l’échelle sociale je m’accroche au dernier barreau Pendant que certains me dévisagent depuis tout là haut Je n’ai plus la volonté de poser une main sur le cœur Dans un élan de lâcheté je fuis même toutes mes peurs Je me réfugie sous un linceul pour endormir mes peines Devant l’un de ces immeubles que l’on surnomme HLM J’éteins ma radio face à la douleur du monde actuel Et me déshydrate de mes sanglots, sauf quand ils se gèlent Ma générosité s’en est allée en mission humanitaire Mais la vérité c’est que j’ai honte de mon échec scolaire J’étais pourtant un élève brillant, surtout en histoire Seulement Je suis parti à force d’entendre des paroles discriminatoires Alors j’essaye de revendiquer mes idées sur des lambeaux de lettres Mais c’est le zéro pointé concernant mon applaudimètre Le destin en personne a brisé tous mes liens d’amitié Et l’espoir m’abandonne pour creuser dans mes plaies Même les soldats de la paix n’apaisent pas mes maux Et c’est sans regret que le marchand d’armes fait des cadeaux Je vois une mère de plus sangloter sur les cendres de son mari Pourtant innocente elle va se pendre et tomber au fond d’un puits J’ai pleuré devant cette adolescente qui se pourfend les veines Son malheur s’ensanglante sur son corps de petite sirène La suite je ne la connais pas, mon cœur a fermé les yeux Entre les larmes et tout ça je ne pouvais pas devenir heureux
Coma émotionnel, crises cardiaques occasionnelles Depuis le ciel Cupidon pointe son arbalète et son scalpel Sur ce lit d’hôpital les médecins établissent mon diagnostic « Sa vie va mal, je pencherais pour une overdose mélancolique »
El Diamino
Ce texte est sans doute celui qui est le plus cher à mes yeux, le plus important, le plus vrai...
Je n'ai même pas fait attention au nombre de commentaires que tu as reçus pour cette merveille, mais ce n'est pas grave, je vais y ajouter humblement le mien.
Bravo c'est trop peu et puis, ça reflète pas le message de ton texte, alors va falloir dire autre chose ... ... ... Et bien je te dis merci, parce que j'ai vibré à plusieurs reprises devant cette bien belle posie . Je veux juste te dire que ... ... enfin, pour certaines choses en tout cas, je comprends et ça m'a vraiment touché. Je vais pas m'étendre parce que ... enfin voilà quoi ^^, mais sache, même si tu le sais déjà, même si je ne suis pas le premier à te le dire ni le dernier, que tu es un poète de talent et un peu plus encore, un poète de Coeur. Et c'est ce petit plus qui fait la différence, car, au fond, il représente tout. Et puisque "tu ne veux pas d'aide", ma solitude marche avec la tienne, même éloignées elles suivent le même chemin. Peut être se trouveront elles un jour.
Mélancoliquement, Paul (Light).
et voilà pourquoi je ne me plains pas sur ma vie ... car d'autre souffrent bien plus que moi ....
un texte poignant , pour un jeune homme rempli de sagesse , sans haine , juste des mots profonds
sois fier de ce que tu dégages ....et laisses le regard hautain des gens que tu croises , ils n'arrivent pas à ta cheville ...
je ne peux te souhaitez après ce texte , qu'un jour tu trouves le bonheur que tu m'érites
sylvie bilou
Ce texte est magnifique, pourvu d'une grande émotion !! J'en pleure ...
Il est si profond, si vrai ...
Bravo à toi pour tout ces moments de lecture tout simplement Magique...
Bravo et Bisous
Comment peut-o etre aussi vrai que tu l'es là?... Une ame d'artiste, un coeur d'amant... et j'n passe...
Je pleure devant une telle declaration, sans meme avoir vecu la moitié du quart de cedont tu fais par ici, je me sens concernée et terriblement boulversée...